"Mais t'es sûre que ça va ?"Ouais ça va. de toutes façons j'ai toujours vécu avec; comme j'ai toujours vécu sans. la routine éc½urante a aujourd'hui fait place à des jours tous différents des autres & tellement pleins de rencontres que ça fait du bien.
Mais tout le reste n'a disparu pas pour autant.. je ne peux pas faire un trait sur tout ce que j'ai vécu jusque là, et je ne pourrais jamais le faire. on me demande souvent qu'est ce qu'il y a, mais je ne sais jamais quoi répondre tellement c'est un bordel intégral fait de milliards de choses; petites ou grandes. alors maintenant il suffit d'un rien pour que je parte en vrac, pour que mes nerfs lâchent et que je ne contrôle plus rien.
Mais au fond toutes ces choses, même si elles me font souvent tant souffrir, je ne les bannît pas.
Car si je suis celle que je suis aujourd'hui, c'est aussi grâce à Elles.
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*« A cet idéal apollinien de la maîtrise de soi, à cette clôture sécurisante de la vie personnelle, les romantiques opposent le thème dionysiaque d'une conscience déchirée, possédante et possédée, en perpétuelle errance, lieu d'explosion et d'implosion, où le recherche de l'identité personnelle va de pair avec la volonté de distance et de différence de soi à soi. (...) L'âme romantique doit se perdre pour se retrouver, la voie de l'égarement proposant l'un des plus sûrs chemins pour parvenir au but »
Georges Gusdorf, l'Homme romantique